Entretien avec le Dr Franck Ouakil, chirurgien esthétique plasticien
A quel âge peut-on commencer à songer au lifting ?
Evidemment, comme toujours en matière de chirurgie esthétique, c’est une question de diagnostic et de... génétique. Mais, pour certaines femmes, il est envisageable d’intervenir dès l’âge de quarante ans. Dans ces cas là , on préconise plutôt un minilifting dont les effets perdurent jusqu’à 6 ans après l’intervention.
Quels sont les signes de l’âge que l’on peut corriger au fil des ans ?
Vers 40-45 ans, pour la plupart, les femmes constatent un affaissement de l’ovale du visage. Il est rare d’arriver à 50 ans sans avoir des bajoues. Le minilifting répond à ce problème d’une façon d’autant plus efficace qu’il est associé à un lipofilling ou injection de graisse. D’un coté on retend la peau, d’un autre on remplit les volumes.
Pourquoi ne pas opter directement pour un lifting ?
Parce que le minilifting est une approche plus légère de l’opération. On le pratique sous anesthésie locale avec sédation en ambulatoire. Et la cicatrice est invisible. Elle est pratiquée en avant de l’oreille et dans les plis naturels de celle-ci, au niveau de la patte des cheveux.
Vous déconseillez donc le lifting classique ?
Non, pas du tout, mais il faut savoir le réserver aux cas qui le nécessitent vraiment. Car les suites opératoires sont plus lourdes : risques d’hématome, risque de nécrose cutanée en arrière de l’oreille, risque de cicatrice douloureuse entre autres. Néanmoins, cette technique reste celle dont les effets sont les plus durables : jusqu’à dix ans environ.
Que conseillez vous à une patiente qui vient consulter à propos d’un lifting ?
Je l’engage à en discuter avec moi pour lui proposer du sur mesure. Aujourd’hui –sans trop rentrer dans des détails techniques qui ont pourtant leur importance et que j’explique longuement en consultation- il n’existe plus un lifting mais différents types de lifting. Il est désormais essentiel que le chirurgien conseille sa cliente en fonction de ses besoins et de ses envies.
Propos recueillis par Anaïs F.















