Ce n’est pas que je sois une angoissée du vieillissement mais j’étais dans un milieu –attachée de presse dans la beauté- où tout le monde se tenait très au courant des nouveautés. Et il valait mieux savoir de quoi on parlait. A 30 ans, j’avais le contour des yeux légèrement plissé. C’est souvent là que les premiers signes de l’âge apparaissent.
Je suis allée me faire piquer avec une certaine appréhension. J’avais peur du résultat, peur de l’acte, peur d’avoir mal, etc. A mon grand étonnement, se faire injecter du Botox s’est révélé être un geste très simple. On n’a pas mal et le procédé est rapide. Le patient ressort de la consultation sans aucune marque sur le visage à l’exception de quelques rougeurs facilement dissimulées par du maquillage. En revanche, je ne saurais trop conseiller d’aller voir un bon praticien. Tout est dans l’art de piquer au bon endroit. Dans l’ajustement subtil qui évite d’avoir la paupière tombante ou le visage trop figé, presque cireux. J’ai attendu quelques jours avant de voir le résultat. Et c’est le troisième matin après les injections que j’ai vu la différence.
J’avais le contour des yeux comme « repassé ». L’air complètement reposé. L’avantage, c’est que, à 30 ans, personne ne vous soupçonne d’avoir recours à un tel artifice. Vos copains constatent juste que vous avez bonne mine… Depuis, j’ai recours à ces injections deux fois par an, elles ont eu, au fil du temps, une action préventive. Quand mes rides reviennent –car le produit disparaît au bout de six mois environ-, j’en ai bien moins que si je n’avais rien fait. Elles n’ont pas eu le temps de se creuser. Et quand la ride du lion (ride intersourcillaire) est apparue, comme je l’ai traitée aussitôt, par exemple, elle n’est plus jamais revenue.
Franchement, le Botox est une drogue. Je ne connais pas une amie qui y ait eu recours une fois sans se retrouver accro par la suite. Et je sais que si mes sillons nasogéniens se creusent, je n’hésiterai pas à faire des injections d’acide hyaluronique. Je suis bien placée pour savoir que la plupart des égéries de produits cosmétiques qui ont dépassé la trentaine ont recours à toutes ces techniques… sans parler des actrices. Et pourquoi ? Parce que ce sont autant de petits miracles qu’on peut s’offrir















