Stéphane, 29 ans, chef de publicité
Pour tous les hommes, leur sexe est un sujet sensible. Alors pour moi... Lors de l’érection, mon sexe se courbait automatiquement sur le côté. Mes petites amies n’ont jamais fait de commentaire désobligeant à ce propos, mais cela rendait la pénétration difficile, parfois impossible. Je n’ai pas eu de relation longue pendant longtemps car une sexualité peu épanouie rime souvent avec rupture précoce. Pourtant, les hommes me comprendront, l’idée de se faire « charcuter » le sexe me faisait extrêmement peur.
C’est ma petite amie actuelle qui m’a poussé à consulter un chirurgien « juste pour te renseigner sur les possibilités d’opération. J’y suis allé, terrorisé et embarrassé. J’ai été assez vite rassuré. D’abord parce que j’ai appris que ce qu’on appelle les courbures congénitales ne sont pas rares. Les courbures latérales, c’est mon cas, sont en fait dues à une asymétrie des corps caverneux. Certains hommes souffrent de courbures ventrales, c’est-à -dire que le sexe est dévié vers le bas. Apparemment elles sont dues à la présence de tissu fibreux entre les corps caverneux et le corps spongieux. Dans mon cas, il fallait raccourcir le corps caverneux situé à l'opposé de la courbure.
Le dilemme était cornélien : soit je gardais un sexe courbé accompagné d’une sexualité difficile, soit j’acceptais l’opération qui signifiait un raccourcissement du sexe... Dans tous les cas, ma virilité était mise à mal. J’ai opté pour l’opération car on m’a assuré d’un résultat parfait tant au niveau esthétique que fonctionnel.
Je me suis fait opéré un mois plus tard. J’ai hésité, j’ai failli renoncé plusieurs fois, j’ai eu peur, j’ai fait des cauchemars, mais je me suis finalement lancé. Mon sexe a perdu 1 cm, mais ma sexualité a gagné en intensité. Je ne regrette absolument rien. Ma confiance en moi a été boostée, je vis enfin une relation épanouissante à tous les niveaux.














