Aux Etats-Unis, par exemple, les patientes, selon une étude des laboratoires fournisseurs de prothèse, demandent des tailles de bonnet supérieures à celles choisies par les européennes, du C et au-delà plutôt que du B. La différence avec nous ? Plus exhibitionnistes, moins « vieille école », les américaines, à l’inverse des françaises, se plaisent à arborer des atouts qui sont autant de signes extérieur d’opulence et de sex appeal.Aux Etats-Unis, par exemple, les patientes, selon une étude des laboratoires fournisseurs de prothèse, demandent des tailles de bonnet supérieures à celles choisies par les européennes, du C et au-delà plutôt que du B. La différence avec nous ? Plus exhibitionnistes, moins « vieille école », les américaines, à l’inverse des françaises, se plaisent à arborer des atouts qui sont autant de signes extérieur d’opulence et de sex appeal.
Nous avons demandé au chirurgien S.O. s’il voyait dans notre modération une manifestation de notre pudibonderie...ou de notre bon goût. Il répond : « Ni l’un ni l’autre, car ce serait émettre un jugement .Toucher aux seins n’est évidemment pas anodin. Les hommes, s’ils accompagnent leur femme en consultation, ont tendance à voir « gros ». Les femmes, elles, se veulent « raisonnables ». Mais par rapport à quels critères ?
La plupart des praticiens sont formels : en dehors de toute considération d’ordre pragmatique –nécessité de pallier un complexe, d’améliorer un naturel peu flatteur- quelle que soit la taille de la prothèse, la fantasmatique véhiculée par le sein fait qu’il est fréquent d’observer « une amélioration de la sexualité chez les patientes opérées pour une augmentation mammaire». Mais si la plupart des hommes louchent sur les décolletés les plus fournis, franchir le pas qui mène du fantasme d’une poitrine XXL à sa réalisation semble demeurer l’apanage de celles qui osent une image sexuellement « agressive ».
Ainsi, Estelle, opérée il y a quelques années, confie : « Personnellement, je n’ai jamais caché avoir une poitrine refaite. J’ai tout de suite opté pour des prothèses imposantes, jouant sur mon côté sexy, abusant des chemisiers échancrés. Il est vrai que je travaille dans un milieu qui s’y prête –je suis barmaid dans une boite de nuit ». De l’avis des chirurgiens, c’est plus généralement lors de leur seconde opération, lorsqu’elles doivent remplacer des prothèses usagées, au bout de 10 à 15 ans, que les femmes sautent le pas d’une profondeur de bonnet supplémentaire. Forcément plus matures, et en conséquence, peut-être plus assumées, les patientes négligent le 85B plébiscité par les plus jeunes et les mannequins pour flirter avec la volupté de balconnets plus remplis.
Ces audacieuses en voie d’expansion vont alors contre l’avis de certains médecins qui estiment que « ce n’est pas à la patiente de choisir le volume de ses seins et au médecin de proposer la prothèse la plus harmonieuse ». Mais dans le sens du docteur en médecine et sexologue Eric Dietrich, consultant au centre du parc Monceau, à Paris, qui considère qu’une augmentation mammaire, si elle est bien comprise, modifie moins une personnalité qu’elle ne la renforce. D’expérience, il constate : « Une femme bien dans sa peau qui décide d’augmenter le volume de ses seins n’en sera que plus épanouie. Celle, en revanche, qui était mal à l’aise avec son corps, n’y trouvera aucun avantage. Quoi qu’il en soit, il serait faux de considérer qu’il est mauvais de passer à l’acte en réalisant son fantasme. Après tout, la patiente est aussi le sujet de fantasme de son chirurgien. Elle doit d’abord s’écouter –en dehors des tabous et des interdits- avant d’obéir aux projections des autres ». Selon lui, les chirurgiens orientent toujours leurs clientes vers le minimum. « Et comme par hasard, poursuit-il, certaines dont le vœux profond n’a pas été respecté, qui se retrouvent avec des poitrines plus petites qu’elles ne l’espérait, font un rejet de prothèse. C’est pourquoi, il est important de bien s’écouter au lieu de se plier au désir des autres ».
Un seul mot d’ordre donc : mesdames, respectez vos envies et vous ne ferez pas de faux pas en la matière. A ce jour, les psychologues sont formels : se plaire à soi reste la meilleure façon de séduire les autres !















